A fleur de peau

Blog pluriel regroupant des poésies de type assez académique et des albums photographiques.

vendredi 11 juillet 2008

Frôlements

Fr_lements

©Janvier 2006

Sur une image empruntée au web

Ses mains douces et fines se posèrent sur elle,

A l’endroit très précis où ses cheveux noués,

Frisottaient sur sa nuque comme fine dentelle,

En caresse de soie tout juste suggérée.

Il descendit ses mains et en fit deux calices,

Dont il couvrit ses seins en un geste très doux.

Il attendit patient que les pointes frémissent

Pour les quitter soudain et revenir au cou.

Puis doucement encore il effleura la peau,

D’un timide parcours vers le ventre tendu,

Regardant le soleil qui posait son faisceau,

Sur les douces courbures de ce joli corps nu.

Alors elle s’éveilla et à son tour émue,

Elle frôla les épaules et le torse accueillant,

D’une main décidée mais encore hésitant

Voulant laisser du temps au désir suspendu.

Leurs peaux s’entremêlèrent en une valse lente,

Leurs jambes entrecroisées et leurs mains se cherchant

Puis leurs bouches enfin se firent accueillantes,

Tendues dans leur attente et le plaisir naissant.

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mardi 20 mai 2008

Douceurs

Douceurs

© 14 octobre 2007

Qu’elles sont douces tes mains sur ma peau satinée

Effleurant tout mon corps comme un souffle de vent

Quand elles se font caresse quand elles se font archet

Qui glisse et puis s’arrête me laissant en suspens.

Qu’elles sont tendres tes lèvres quand du haut de mon cou

Elles descendent assoiffées jusqu’au bas de mon dos

Tandis que tes mains courent impatientes à nouveau

Cherchant à me donner le plaisir le plus doux.

Qu’ils sont jolis les mots que j’entends murmurer

Des mots que pour moi seule tu as su inventer

Des mots que tu susurres au creux de mon oreille

Dans ta langue elles sont musiques et merveilles.

Qu’il est doux de sentir ton corps au mien soudé

Tes deux mains qui me clouent sur le grand lit défait

Que j’aime à regarder tes yeux pleins de bonheur

Au moment où tu cries tu fais bondir mon cœur.

Et qu’il est doux aussi juste après le plaisir

De pouvoir dans tes bras doucement m’assoupir

Je suis bien contre toi et la terre peut trembler

Quand je suis près de toi rien ne peut m’arriver.

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jeudi 10 avril 2008

L'homme qui pleurait

Hommequipleure

9 février 2007

Il était devant moi totalement hagard

Affalé sur la table dans ce recoin de bar

Il m’avait dit viens vite j’ai besoin de parler

Et j’étais accourue un ami c’est sacré.

Je me suis approchée j’ai murmuré son nom

Il a mis quelque temps pour élever le front

Et j’ai vu dans ses yeux perler de douces larmes

Un homme lorsqu’il pleure franchement me désarme.

J’ai posé doucement ma main sur ses cheveux

Et lui ai demandé de me parler un peu

De me dire sa tristesse de se laisser aller

J’étais là pour comprendre et je voulais l’aider.

Elle m’a quitté dit-il presque dans un sanglot

Elle m’a quitté hier et presque sans un mot

Elle n’a pas su me dire pourquoi elle partait

Elle m’a juste dit qu’elle voulait respirer.

Elle m’a aussi laissé dans un coin une lettre

Que j’ai lue ce matin incapable hier soir

De l’ouvrir tant j’étais dans le trou le plus noir

Où elle dit qu’un autre homme lui fait tourner la tête.

Et moi le sombre idiot je n’ai rien vu venir

Je l’aime à en crever et je ne puis rien faire

On ne retient jamais quelqu’un qui veut partir

Je suis anéanti j’ai le cœur en jachère.

Je ne savais que dire devant lui attentive

Il était malheureux et moi désemparée

Car les larmes d’un homme en plus de me toucher

Me laissent sans un mot et larguée sur la rive.

Je l’ai laissé pleurer longtemps et tout son soûl

Tout en lui caressant très tendrement le cou

Respectant son chagrin et aussi sa douleur

Je sais ces peines là qui déchirent le cœur.

Quand un homme est blessé et que seules les larmes

Peuvent apaiser sa peine il faut lui expliquer

Qu’il n’y a pas de honte à déposer les armes

Car un homme qui pleure c’est beau à en pleurer.

Posté par Sensorielle à 18:04 - Poésie tendresse - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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