A fleur de peau

Blog pluriel regroupant des poésies de type assez académique et des albums photographiques.

mardi 5 août 2008

Télé poubelle

T_l_poubelle

© octobre 2006

Ras le bol des médias ras le bol des infos,

Ras le bol des sagas et reality shows.

La télé de nos jours est égale à néant

Elle appauvrit nos jeunes et les rend dépendants.

N’y a t’il plus chez nous chez nos chers décideurs

De l’inventivité comme quand nos écrans

Accueillaient des Desgraupes des Barrère des Jullian

Je ne vois aujourd’hui que jeux et courses au beurre.

Si encore ces jeux-là avaient de l’intérêt

S’ils ouvraient les esprits et cultivaient les gens

Mais ce ne sont que jeux totalement benêts

Ou films et séries de plus en plus violents.

Où sont les émissions et les documentaires

Qui nous emmenaient loin et ouvraient les barrières

De notre petit monde encore tout engourdi

Qui ne voyait pas plus que bout de son nombril ?

Quand nous les regardions nous étions passionnés

Il y avait en tout un peu de merveilleux

Et même quand s’ouvrait la triste actualité

Elle était présentée avec plus de sérieux.

On n’avait pas souvent de Henry ou Dutroux

D’enfants battus violés et puis assassinés

Qu’on nous jette à la face pour nous impressionner

L’info n’a de nos jours que des relents d’égoûts.

On n’avait pas non plus de sondages à tout va

De médias influents payés par Dieu sait qui

Nos journalistes ne jouaient pas les divas

Ils relataient l’info sans aucun parti pris.

 

Messieurs il est urgent et pour le bien de tous

De revenir enfin à la juste raison

De faire de la télé et pas de la gadoue

Juste pour vous remplir les poches de pognon.

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lundi 30 juin 2008

Eloge à la connerie

Elogealaconnerie

© 20 novembre 2007

Dans notre pauvre monde qui essaie d’avancer

Il y a les gentils les sans méchanceté

Puis il y a hélas ceux que l’on nomme cons

De l’imbécillité ils ont reçu le don.

Et c’est qu’ils sont nombreux et qu’ils font des petits

Qui très vite à leur tour gonflent la panoplie

Mais ce qui me fait rire quand je les vois agir

C’est qu’ils se croient malins et c’est bien ça le pire.

Quand on est tout jeunot on l’est de temps en temps

Et ce n’est qu’avec l’âge que l’on se bonifie

Mais pour les cons hélas l’âge ne modifie

Ni leur intelligence ni leur comportement.

Ils n’ont dans le cerveau qu’un mince petit pois

Et le bout de leur nez n’est bien que ce qu’ils voient

Mais doit-on en vouloir à des gens qui au fond

Manquent de réflexion pour se voir comme ils sont.

Comme il doit être doux en croisant le miroir

De se croire fin et drôle parfois même admiré

Il n’est meilleur aveugle que celui entêté

Qui dans sa connerie refuse de se voir.

Ils me sont sympathiques ces cons de tous les jours

Qui très certainement vivent de tristes vies

Comment peut-on goûter aux joies du mot amour

Quand on n’est programmé que par la connerie.

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jeudi 29 mai 2008

A toi l'homme sans respect

Atoilhommesansrespect

© 17 avril 2006

Peux-tu imaginer toi qui te laisses aller

A jeter à tous vents poubelles et déchets

Que la belle planète sur laquelle tu vis

Avec des comme toi peu à peu se détruit ?

Peux-tu imaginer pauvre sombre crétin

Ce que sera la terre un jour pour nos enfants

Si en pur égoïste tu penses uniquement

A ta seule survie et pas au lendemain ?

Ne peux-tu pas comprendre qu’à force de jeter

Toutes tes saletés sans respect n’importe où

Tu vas faire de ce monde qui n’était que beauté

Un sinistre désert brûlé vide de tout ?

Peux-tu imaginer que tes petits enfants

N’auront à respirer que des zones polluées

Que les petits oiseaux ne pourront plus chanter

Parce que tu as détruit leur environnement ?

Peux-tu te demander juste pour un instant

Comment vivront ces hommes privés de leur forêt

Ces arbres qu’on abat pour une histoire d’argent

Sont le poumon du monde et la vie préservée.

Peux-tu imaginer un monde sans fleurettes

Un monde sans odeur un monde saccagé

Ressaisis-toi un peu et ouvre ta fenêtre

Tu verras à quel point notre monde est beauté.

Et chaque fois que tu te balades un moment

Mets dans ton sac à dos tes déchets pour un temps

Au lieu de les jeter n’importe où sans raison

Songe que la nature est un peu ta maison.

Aimerais-tu qu’un jour un passant insouciant

Balance sur ton seuil un flot de saletés

Et qu’après l’avoir fait il se sauve en courant

Se moquant de salir ou bien de te polluer ?

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vendredi 2 mai 2008

Approchez, approchez !!!

Approchezapprochez

© 7 juillet 2006

Approchez approchez mes amis venez voir

J’en ai plein à offrir j’en ai plein mes tiroirs

Des messages amicaux des mots de gentillesse

Et ça vous changera un peu de la tristesse.

La tristesse d’un monde où règne le Dieu fric

Où pour être quelqu’un il suffit d’étaler

Sa voiture sa maison ses bijoux et son blé

Un monde frelaté qui part en mosaïque.

La tristesse qu’on lit au fil des quotidiens

Dans les viols et les meurtres de pauvres innocents

D’enfants dont on abuse parce qu’ils sont trop confiants

Ou de femmes battues à mort comme des chiens.

La tristesse infligée à nos doux compagnons

Adoptés un beau jour et qu’on jette à l’été

Sur le bord d’une route parce que l’on est trop con

Pour comprendre l’amour qu’ils donnent sans compter.

La tristesse engendrée par l’incompréhension

De plus en plus flagrante entre hommes et femmes

L’égoïsme acharné auquel chacun tenons

Qui détruit tout amour plutôt qu’il ne l’enflamme.

La tristesse des guerres qui n’en finissent pas

Au nom des religions des races ou des couleurs

Ces guerres fratricides inutiles combats

Qui font d’un si beau monde un monde de terreur.

Approchez approchez il y a ici-bas

Une bien modeste âme qui lassée de ces drames

Vous invite un instant à déposer les armes

Et à fermer vos cœurs aux haines et aux combats.

Construisons l’avenir comme une pyramide

Quatre côtés parfaits d’une infinie beauté

Chaque homme qui le veut pourrait y apporter

Se pierre ramassée au mur de l'impossible.

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samedi 29 mars 2008

Les hommes de honte

Auschwitz2

Copyright 17 mars 2006

*

Entassés par milliers dans des wagons malsains

On les emmenait là d’où l’on ne revient pas,

Dans ces camps de terreur gardés par des soldats

Qui méprisant leur race n’avaient plus rien d’humain.

La barbarie des hommes n’a aucune limite

La mort n’effraie que ceux que l’on va achever.

Comment peut-on prétendre qu’une race est damnée

Simplement sur son nom sa couleur ou ses rites.

Ils étaient là tassés attendant dans la peur

Qu’on vienne les chercher pour les exterminer

Dans ces grands crématoires à l’écoeurante odeur

Ou ces sordides douches aux fins de les gazer.

Comment peut-on un jour être si inhumain 

L'animal lui au moins ne tue que pour manger ? 

Comment peut-on ensuite ne pas se dégoûter

D’avoir détruit des vies sans raison et pour rien ?

Tant que l’homme agira au nom des religions,

Pour tuer ses semblables ou bien les asservir,

Que l’intégrisme fou ne fera que grandir,

Nous ne grandirons pas mais nous reculerons.

Lorsque je lis parfois les pages de l’histoire,

Que je vois cette haine qui perdure et s’étend

Je ne puis que me dire que n’est pas né le temps

Où la sagesse aura gagné du territoire.

Mais je souhaite aussi me tromper et j’espère

Qu’un sursaut de raison suspendra d’autres guerres

Et que ces brutes immondes qui dans le sang se baignent

Regretteront leurs crimes et oublieront leurs haines.

Posté par Sensorielle à 13:27 - Poésie coup de gueule - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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