mercredi 16 juillet 2008
Album "Bretagne : quelques pointes en Finistère"

Ici la Pointe de la Torche
Encore un petit tour en Bretagne avec un album de photos récentes présentant quelques pointes célèbres et belles de mon merveilleux Finistère. Merci de déposer ici vos commentaires éventuels sur cet album.
mardi 15 juillet 2008
Que la montagne est belle !

6 novembre 2006
***
Que la montagne est belle avec ses fiers sommets
Ses courbes plus légères et ses vallons fleuris
Que sont beaux ses villages ornés de vieux chalets
Durs sont ses longs hivers et douce y est la vie.
Au détour d’un chemin j’ai croisé la charrue
De quelque paysan labourant son grand pré
Des ruches un peu plus loin sur le coteau pentu
Bourdonnent du travail des abeilles affairées.
J’ai croisé un torrent dévalant en roulis
Une eau si transparente qu’on eut dit un diamant
Et mêlé à son chant perçu le gazouillis
D’un oiseau s’accordant aux murmures du vent.
Un peu plus vers les cimes j’ai vu se refléter
Dans les eaux d’un lac vert les aiguilles et les pics
Et je me suis assise pour mieux les contempler
Dédoublés et glorieux dans les plis d’une crique.
Les clarines ont chanté pour moi leur mélodie
Berçant subtilement ma douce rêverie
Et le ciel d’un bleu pur était comme un écrin
Sublimant la beauté de ce cadre Divin.
Que la montagne est belle au moment du printemps
Quand la nature s’éveille et la pare de vert
Mais qu’elle est belle aussi à l’été arrivant
Ou quand l’automne roux l’orne de ses lumières.
Je n'oublie pas pourtant ses couleurs de l’hiver
Quand chaque grain de neige ressemble à du cristal
Quand la nature dormant le silence s’installe
Et que ses hauts sommets de blanc sont recouverts.

vendredi 11 juillet 2008
Frôlements

©Janvier 2006
Sur une image empruntée au web
Ses mains douces et fines se posèrent sur elle,
A l’endroit très précis où ses cheveux noués,
Frisottaient sur sa nuque comme fine dentelle,
En caresse de soie tout juste suggérée.
Il descendit ses mains et en fit deux calices,
Dont il couvrit ses seins en un geste très doux.
Il attendit patient que les pointes frémissent
Pour les quitter soudain et revenir au cou.
Puis doucement encore il effleura la peau,
D’un timide parcours vers le ventre tendu,
Regardant le soleil qui posait son faisceau,
Sur les douces courbures de ce joli corps nu.
Alors elle s’éveilla et à son tour émue,
Elle frôla les épaules et le torse accueillant,
D’une main décidée mais encore hésitant
Voulant laisser du temps au désir suspendu.
Leurs peaux s’entremêlèrent en une valse lente,
Leurs jambes entrecroisées et leurs mains se cherchant
Puis leurs bouches enfin se firent accueillantes,
Tendues dans leur attente et le plaisir naissant.
mercredi 9 juillet 2008
La petite barque

Merci à Sylvain Ceri de m'avoir prêté cette image qui convient très bien à mon poème.
© 5 mai 2006
Sur le bord de la plage une barque est posée
Invitant au voyage et à prendre les rames,
Peut-être que demain un homme et une femme
La prendront quelques heures pour aller naviguer.
Ils ne se diront rien mais se regarderont
Et sauront de concert savourer la nature
Le crépuscule tombant sera comme une armure
Qui les protègera d'un monde en dérision.
Et ils n'attacheront d'importance qu'à eux,
A l'ambiance sereine de cet instant béni.
Ils entendront un chant que seuls les amoureux
Perçoivent dans leur coeur tout d'amour envahi.
Ils seront là heureux tous seuls sur l'océan
Bercés au creux des vagues les yeux perdus au loin
La mer quoi que l'on fasse tout doucement vous prend
Vous envoûte et à vie dans ses grands bras vous tient.
dimanche 6 juillet 2008
Le lion
© 4 Mai 1978
Dans la jungle assoupie où nul écho n'éveille
Attentif à tout bruit un lion est là couché.
Fauve majestueux à la fourrure dorée
Guettant sa proie du jour en feignant le sommeil.
Dès qu’un bruit jaillira dans les herbes brûlées
Il sortira de l’ombre et sans cesse à l’affût
Rampant tel un reptile il ira vers son but
Egorgeant sa victime avec un cri guerrier.
Repu ivre de tout allongé au soleil
Il dormira ensuite calme et inoffensif
Mais demain à nouveau sa faim piquée à vif
Il recommencera à traquer sans appel.
Au soir près de sa lionne détendu assoupi,
Il goûtera les joies des jeux de ses petits
Rien ne subsistera alors du carnassier
Et du cruel instinct qui le pousse à chasser.
C’est la loi de la jungle et honneur au plus fort,
Le faible sans recours est toujours le vaincu.
Le lion est roi de tous, on le craint, on l’honore
Et de toute la jungle il restera l’élu.
samedi 5 juillet 2008
La vache triste

© 31 mars 2006
Qu’est-ce que je fais ici se dit-elle parfois ?
A quoi puis-je servir qui a besoin de moi ?
Les journées passent vite au rythme des saisons
Et moi je reste là à brouter mon gazon.
De temps à autre aussi je regarde passer
Les voitures et les trains charmante distraction
Puis les corbeaux qui volent au-dessus des maisons
Mais Dieu que je m’ennuie à ne faire que brouter.
Quand c’est l’heure de la traite on me rentre à l’étable
Et alors je ne vois plus rien qu’un grand mur lisse.
Parfois je suis flattée d’une claque amicale
Sur les fesses ou le dos mais je suis au supplice.
Je déprime à tout va je ne sais plus quoi faire,
Je voudrais moi aussi rien qu’une fois par jour,
Qu’on me voit qu’on m’écoute je voudrais aussi plaire
Et être câlinée et entourée d’amour.
Mais je suis condamnée à traîner dans les champs,
Et à brouter cette herbe à longueur de journée,
Parfois un peu d’alpage me change de contrée
Mais je reste quand même un pauvre ruminant.
Ah comme je voudrais que l’on joue avec moi,
Et qu’on brosse mon poil et qu’on lustre mon cuir
Qu’on ait pour les bovins le respect que l’on doit
A toute créature qui vit et qui respire.
Voilà j’ai exprimé le fond de ma tristesse,
Et j’espère maintenant qu’au détour des chemins
Quand vous me croiserez moi la vache en détresse
Vous aurez pour nous toutes un regard plus humain.
lundi 30 juin 2008
Eloge à la connerie

© 20 novembre 2007
Dans notre pauvre monde qui essaie d’avancer
Il y a les gentils les sans méchanceté
Puis il y a hélas ceux que l’on nomme cons
De l’imbécillité ils ont reçu le don.
Et c’est qu’ils sont nombreux et qu’ils font des petits
Qui très vite à leur tour gonflent la panoplie
Mais ce qui me fait rire quand je les vois agir
C’est qu’ils se croient malins et c’est bien ça le pire.
Quand on est tout jeunot on l’est de temps en temps
Et ce n’est qu’avec l’âge que l’on se bonifie
Mais pour les cons hélas l’âge ne modifie
Ni leur intelligence ni leur comportement.
Ils n’ont dans le cerveau qu’un mince petit pois
Et le bout de leur nez n’est bien que ce qu’ils voient
Mais doit-on en vouloir à des gens qui au fond
Manquent de réflexion pour se voir comme ils sont.
Comme il doit être doux en croisant le miroir
De se croire fin et drôle parfois même admiré
Il n’est meilleur aveugle que celui entêté
Qui dans sa connerie refuse de se voir.
Ils me sont sympathiques ces cons de tous les jours
Qui très certainement vivent de tristes vies
Comment peut-on goûter aux joies du mot amour
Quand on n’est programmé que par la connerie.
samedi 28 juin 2008
Merci à tous

Une petite campanule pour toutes celles et ceux qui visitent régulièrement mon blog.
Un vrai grand merci à tous et bon week-end.
vendredi 27 juin 2008
Inde magique

© 9 octobre 2006
Quand j’ai découvert l’Inde j’ai vu tant de beauté
Que mon cœur a vibré à ses ondes magiques.
Mais j’ai aussi perçu ce qu’elle a de tragique
En contraste j’ai vu sa grande pauvreté.
Entre les beaux palais vestiges d’un passé
Glorieux et inspiré de l’art le plus subtil
Et les pauvres vivant au fond des bidonvilles
Il y a un fossé qui m’a désespérée.
Quand la brume qui flotte sur les rives du Gange
Baignant Varanasi de sa lourde moiteur
Daigne se disperser pour montrer tes couleurs
Tu montres ta lumière et ton charme est étrange.
Ta vie grouillante avance au rythme des sitars
Elle est exubérance et aussi traditions
On passe de l’odeur âcres des crémations
Aux doux parfums musqués venant de Malabar.
Ton grand fleuve sacré accueille en ses eaux troubles
Les ablutions du jour ou les eaux de vaisselle
Les lessives au savon et les déchets qui croulent
Tout semble se mêler en touches naturelles.
J’ai vu passer parfois en habits riches et blancs
Des gens de hautes castes alors que des mendiants
Quêtent pour obtenir un morceau à manger
Ta misère est si grande qu’elle voile ta beauté.
Mais malgré ces contrastes qui me touchent au cœur
Je sais que ma mémoire ne pourra effacer
Le souvenir vibrant que tu as su laisser
Par ta beauté qui va avec tant de douleur.
jeudi 26 juin 2008
Bretagne : la rouille vue par Yanperjos

Comme je l'ai déjà fait pour les peintures du radoub de Léchiagat (Finistère), je choisis aujourd'hui de vous présenter un album regroupant quelques superbes photos de mon ami Yanperjos sur le thème de la rouille. Il excelle vraiment dans ce genre tout comme pour Léchiagat et aussi dans les épaves ou carcasses de vieux bateaux.
Je vous recommande sa galerie sur : http://zyeuter.com/Yanperjos
Si ses photos vous plaisent, pour les commentaires c'est ici !


























