mardi 15 juillet 2008
Que la montagne est belle !

6 novembre 2006
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Que la montagne est belle avec ses fiers sommets
Ses courbes plus légères et ses vallons fleuris
Que sont beaux ses villages ornés de vieux chalets
Durs sont ses longs hivers et douce y est la vie.
Au détour d’un chemin j’ai croisé la charrue
De quelque paysan labourant son grand pré
Des ruches un peu plus loin sur le coteau pentu
Bourdonnent du travail des abeilles affairées.
J’ai croisé un torrent dévalant en roulis
Une eau si transparente qu’on eut dit un diamant
Et mêlé à son chant perçu le gazouillis
D’un oiseau s’accordant aux murmures du vent.
Un peu plus vers les cimes j’ai vu se refléter
Dans les eaux d’un lac vert les aiguilles et les pics
Et je me suis assise pour mieux les contempler
Dédoublés et glorieux dans les plis d’une crique.
Les clarines ont chanté pour moi leur mélodie
Berçant subtilement ma douce rêverie
Et le ciel d’un bleu pur était comme un écrin
Sublimant la beauté de ce cadre Divin.
Que la montagne est belle au moment du printemps
Quand la nature s’éveille et la pare de vert
Mais qu’elle est belle aussi à l’été arrivant
Ou quand l’automne roux l’orne de ses lumières.
Je n'oublie pas pourtant ses couleurs de l’hiver
Quand chaque grain de neige ressemble à du cristal
Quand la nature dormant le silence s’installe
Et que ses hauts sommets de blanc sont recouverts.

samedi 17 mai 2008
De ruisseaux en cascades

© 19 août 2006
Comme il est beau le chant de l’eau sur cette pierre
Du petit clapotis au grondement sévère
Il se fait tour à tour douceur ou bien violence
Eau froide des glaciers et source de jouvence.
Comme est belle cette eau qui dévale les pentes
Saute de ci delà par dessus les rochers
Bouillonnante d’écume ou bien cascade hurlante
Dont l’écho se disperse à travers la vallée.
Comme est beau ce ruisseau qui chante doucement
Juste un petit murmure à peine un gazouillis
Il recevra bientôt les eaux tourbillonnant
Du torrent qui descend pour mourir en son lit.
Que sont belles ces eaux caressantes ou drues
Elles m’attirent et m’envoûtent par leur limpidité
Leurs chants sont si jolis qu’ils savent m’apaiser
Quand mon âme est au noir et que je suis perdue.
Si je sens que mon cœur joue triste symphonie
Je prends de la hauteur et je marche longtemps
Je vais laver mes pleurs aux eaux de mes torrents
Et ma peine s’envole je renais à la vie.
vendredi 9 mai 2008
L'iris
© 9 mai 2008
Un bel iris brun roux un matin s’éveilla
Dépliant ses pétales au soleil frais de mai
En bouton entrouvert la veille il ne montrait
Qu’une pâle promesse de son futur état.
M’approchant doucement pour ne pas l’effrayer
Je me mis à l’affût de saisir sa beauté
Sa robe était semblable au velours le plus doux
Mélange harmonieux de blanc de jaune et roux.
Quelle grâce me dis-je et quelle jolie parure
Celle-ci est vraiment la plus jolie des fleurs
Délicate et parée du plus parfait des cœurs
Magie sortie des doigts d’or de dame Nature.
dimanche 13 avril 2008
Quand le printemps s'éveille
Quand le printemps s’éveille et que tout reverdit
Quand les fleurs dans les prés éclatent à l’infini
Tout en moi reprend vie la nature me ravit
C’est dans cet élément que je me sens en vie.
Les ruisseaux sont gorgés de l’eau de la montagne
Je me sens rajeunie une fièvre me gagne
Le ciel a des couleurs à nulles autres pareilles
De nouveau on entend bourdonner les abeilles.
Les feuilles doucement parent les arbres morts
Un vent doux nous renvoie les odeurs des sous bois
Les ciels du soir sont beaux et les sommets se dorent
D’un ocre rosissant quand le soleil flamboie.
Le printemps me submerge je frémis avec lui
J’imagine la mer qui elle aussi revit
Et tous ces fiers voiliers qui reprennent le vent
Même dans mes montagnes ma mémoire les sent.
Les ruisseaux les torrents bourdonnent en furie
Entraînant dans leurs eaux quelques branches meurtries
Tous les bruits étouffés par la neige en manteau
Annonce le miracle du printemps renouveau.
mardi 1 avril 2008
Les matins de printemps
© 9 avril 2006
Ils sont comme une aurore qui viendrait doucement
Baigner de ses lueurs la nature endormie.
Ils sont toute douceur et pur enchantement
Un pied de nez coquin à l’hiver qui finit.
Les oiseaux guillerets se remettent à chanter
Une odeur indicible embaume la nature
Quelques petites feuilles aux arbres ont éclaté
En des verts délicats d’une élégance pure.
L’eau coule des torrents en gerbes indomptées
Et les mousses imbibées d’écume sont parées
Le vent déjà plus chaud flirte avec les herbages
Et fragiles roseaux au long des marécages.
On ne sait trop comment décrire le changement
Que la nature opère dans ses moindres recoins
Mais on perçoit chacun de ses frémissements
C’est le joli moment qu’on appelle regain.
J’aime ces matins qui succèdent aux étoiles
Le soleil tout timide se posant sur les prés
Et quand demeure encore accrochée aux sommets
La brume fin d’hiver posant sur eux son voile.





























